Qu’est-ce-que le mix énergétique ?

Le mix énergétique représente la répartition des différentes sources d’énergies primaires, énergies fossiles, énergies renouvelables ou encore énergie nucléaire (pétrole, gaz, charbon, biomasse, nucléaire, énergies renouvelables etc…) qui sont utilisées afin de répondre aux besoins énergétiques d’une zone géographique. Ces différentes sources d’énergies sont utilisées dans le but de produire de l’électricité, de la chaleur, du froid pour l’industrie ou encore les particuliers, des carburants pour les transports …

La différence avec le mix électrique, c’est que ce dernier, quant à lui, est la répartition des différentes sources d’énergies (nucléaire, charbon, pétrole, énergies renouvelables etc…), utiles à la production de l’électricité pour répondre aux besoins d’une zone géographique.

A l’échelle mondiale, les énergies fossiles dominent à 80% le mix énergétique.
Cependant, le mix énergétique est différent selon les régions ou les pays et varie en fonction de la disponibilité des ressources exploitables, des besoins énergétiques, ou encore des choix politiques liés au contexte économique, environnemental ou social.
C’est pourquoi, le bouquet énergétique varie d’un pays à l’autre. Le mix énergétique en France est donc bien différent de celui de l’Inde, de la Russie, de la Chine ou encore des Etats-Unis. Par exemple, en France, il est principalement composé du nucléaire (41,1%) et du pétrole (30,5%), tandis qu’en Chine, c’est le charbon le premier poste de consommation avec 64%. Aux Etats-Unis, c’est le pétrole (37%) et le gaz (29%) qui composent majoritairement le mix énergétique américain.

Quel est le mix énergétique français ?

En France, le bouquet énergétique primaire réel en 2018 se composait majoritairement de nucléaire (41,1%), suivi par le pétrole (28,6%), le gaz (14,8%), les énergies renouvelables (11,4%), le charbon (3,7%) et enfin les déchets non renouvelables (0,6%).

mix énergétique france

Quel est l’avenir du mix énergétique français ?

Sur le territoire national, le nucléaire représente une grande partie du mix énergétique et est au cœur de nombreux débats. En effet, s’il représente une véritable source de revenus pour le pays, la prise de conscience globale sur le problème des risques d’accidents ou encore des rejets de déchets incite le pays à développer les énergies renouvelables. C’est pourquoi, la France pourrait connaître la mutation de son mix énergétique dans les prochaines années.
En effet, avec la loi de la transition énergétique pour la croissance verte qui a pour but de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de décarboner et dénucléariser la France et d’augmenter la part des énergies renouvelables, des dispositifs et des lois ont été mis en place.
Des objectifs ont été définis, et prévoient, notamment la réduction de 30% des énergies fossiles en 2030. Également, une des finalités est l’augmentation des énergies renouvelables au sein du mix énergétique atteignant les 32% dans le mix en 2030. Pour ce faire, un des objectifs est la diminution de l’énergie nucléaire : une première étape vise à faire passer la part du nucléaire de 70 à 50% dans la production d’électricité en 2035.

Quelle est la place des effacements électriques dans le développement des énergies renouvelables ?

La production d’énergie de source renouvelable, correspond à une production intermittente et fatale, fortement dépendante des éléments naturels. C’est-à-dire, qu’en cas de manque de soleil ou encore de vent, la production d’énergie renouvelable peut se retrouver affaiblie. Or, pour l’électricité, il est nécessaire d’équilibrer en permanence la production et la consommation sous peine d’effondrer le réseau. Demain, avec un mix intégrant de plus en plus d’énergies renouvelables, si la production est moindre, le réseau peut se retrouver déséquilibré. L’effacement de consommation électrique sera donc une solution qui permettra de maintenir l’équilibre du réseau.
Les solutions de flexibilité font parties du mix car pour intégrer des énergies renouvelables, il faudra en face des consommateurs qui sachent pallier au manque de vent, au manque de soleil qu’il pourrait y avoir.